La Liberté

21.01.2021

Boris Collardi épinglé par la Finma dans l'affaire vénézuélienne

Boris Collardi se dit à titre personnel satisfait de la fin de la procédure de la Finma (archives). © KEYSTONE/ENNIO LEANZA
Boris Collardi se dit à titre personnel satisfait de la fin de la procédure de la Finma (archives). © KEYSTONE/ENNIO LEANZA
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21.01.2021

Le banquier Boris Collardi a écopé d'un blâme du gendarme financier pour une affaire de blanchiment d'argent qui remonte à la période où il dirigeait le gestionnaire de fortune Julius Bär.

L'actuel associé gérant de Pictet était sous enquête dans le sillage de cas présumés de corruption au Venezuela.

Dans une prise de position envoyée jeudi à AWP, Boris Collardi se dit à titre personnel satisfait de la fin de la procédure de la Finma. "J'accepte le blâme qui a été prononcé sur cette base. Cette décision - et c'est là l'essentiel - met un point final au dossier pour moi", affirme le banquier romand.

Pour sa part, le groupe bancaire genevois prend note de la décision. "Pictet soutient Boris Collardi, qui a toute notre confiance", affirme l'établissement.

L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) a statué sur le cas de quatre personnes qui étaient haut-dirigeants de Julius Bär au moment de cette affaire. Le gendarme financier a notamment ouvert une enquête approfondie (enforcement) à l'encontre d'un ancien responsable de la banque zurichoise. La Finma a prononcé des blâmes à l'encontre de deux autres personnes - dont Boris Collardi.

Il a renoncé à toute procédure concernant un quatrième cadre, celui-ci ayant renoncé à toute position de direction dans un établissement financier, selon les indications fournies dans un communiqué distinct. L'autorité n'a pas divulgué les noms de ces personnes, ce qu'elle fait rarement lorsqu'elle lance des procédures ou décide des sanctions.

Dans un rapport publié il y a près d'un an, la Finma a reproché de graves manquements à la banque Julius Bär dans la lutte contre le blanchiment d'argent. Les reproches étaient liés à de potentiels actes de corruption autour de la compagnie étatique vénézuélienne Petróleos de Venezuela S.A. PDVSA et de la Fédération internationale de football Fifa dans les années 2009 à 2018, période lors de laquelle Boris Collardi dirigeait la banque.

Il ne s'agit pas de la seule affaire qui touche Julius Bär. La Finma cherche depuis l'été à déterminer si l'établissement a enfreint les dispositions anti-blanchiment en prêtant service à un entrepreneur argentin.

ats, awp

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