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L'interdiction de chercher de l'or maintenue à Neuchâtel

La pratique de l'orpaillage avait été interdite car elle tendait à se développer dans l'Areuse (photo symbolique). © KEYSTONE/DOMINIC FAVRE
La pratique de l'orpaillage avait été interdite car elle tendait à se développer dans l'Areuse (photo symbolique). © KEYSTONE/DOMINIC FAVRE


Publié le 24.05.2022
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Neuchâtel va rester le seul canton qui interdit de chercher de l'or dans ses cours d'eau. Les députés ont refusé mardi à une large majorité une pétition d'orpailleurs amateurs munie de 78 signatures et déposée en octobre 2021.

L’interdiction de l’orpaillage avait été introduite en 2008. Elle avait été décidée par principe de précaution car la recherche d'or tendait à se développer dans l’Areuse et avait suscité de fortes réactions de mécontentement des pêcheurs pour des questions de protection du milieu aquatique.

En effet, ce cours d’eau abrite des populations d’ombres d’importance nationale et de truites de lac, espèces menacées au niveau suisse. En pénétrant dans le lit des cours d’eau, l’orpailleur amateur peut provoquer des dommages à la faune aquatique. "Cela crée aussi un facteur d'inégalité avec les pêcheurs qui n'ont pas la possibilité de se tenir en rivière", a expliqué Laurent Favre, conseiller d'Etat.

Aucun engin mécanisé

Pour les pétitionnaires - qui précisent qu'au vu des poussières d'or récoltées, il n'est pas possible de vivre de cette activité -, l'orpaillage n’engendre quasiment pas de nuisances pour la faune et la flore car aucun engin mécanisé ou produit chimique n'est utilisé.

Tout se fait à la main, le sondage (trou d’environ 50 centimètres) au moyen d’une pelle et le lavage à l’aide d’une batée (outil de base de l’orpailleur) pour séparer le gravier de l’or. Toutefois, il est tout de même nécessaire d’entrer dans le lit de la rivière lors du lavage et parfois pour les sondages, selon l’emplacement des sédiments.

Les orpailleurs ont expliqué que si une levée de l'interdiction était prononcée, un cadre strict devrait être mis en place. Ils seraient soumis à autorisation, comme les pêcheurs, et ne pourraient pratiquer qu'en dehors des périodes de reproduction de la faune et dans certains secteurs.

ats

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