La Liberté

pictogramme abonné La Liberté Contenu réservé aux abonnés

La quadruple disparition

Publié le 03.11.2022

Temps de lecture estimé : 1 minute

«Il ouvrit son vasistas, scruta la nuit. Un bruit indistinct montait du faubourg.» Mais aussi: «Un carillon, plus lourd qu’un glas, plus sourd qu’un tocsin, plus profond qu’un bourdon, non loin, sonna trois coups. Du canal Saint-Martin, un clapotis plaintif signalait un chaland qui passait.» Roman de Georges Perec, lui-même disparu, La Disparition, publié en 1969, a ceci de particulier qu’il ne comporte pas la lettre «E». Jamais. Remplir près de 300 pages sans les mots «ellipse», «déréférencement», «réensemencée», «écharde» (à ne pas confondre avec «échine»), «hélicoïdale» ni «édredon»: une prouesse pour les uns, un morceau d’ennui pour les autres, qui regrettent que la forme prenne trop vite le dessus sur le fond. Sans rien vouloir enlever a

Articles les plus lus
Dans la même rubrique
La Liberté - Bd de Pérolles 42 / 1700 Fribourg
Tél: +41 26 426 44 11