La Liberté

Un tsunami sur l’Helvétie en provenance de Strasbourg

Eric Dardenne, Pont-la-Ville

Publié le 18.04.2024

Temps de lecture estimé : 1 minute

La parabole du tsunami est de mise pour la condamnation de la Suisse par la Cour européenne des droits des femmes, devrait-on dire (La Liberté des 10-11 avril). En effet, ce sont 2500 d’entre elles qui l’ont provoquée, notamment à travers une marche symbolique vers la capitale du droit européen qu’est Strasbourg. Leur but: amener nos politiciens à enclencher le turbo pour rattraper le temps perdu à ergoter sur le respect des objectifs fixés par l’Accord de Paris.

Il est difficile de faire mieux en ces temps où les voix unanimes de la communauté scientifique, de Greta Thunberg, fer de lance de notre jeunesse, nous alertent encore et encore qu’il est minuit moins cinq en matière d’urgence climatique. Réponses de nos politiciens de droite: houla, ce jugement va mettre à mal notre démocratie directe, créer une pression accrue sur notre paysannerie, mettre en danger nos libertés de mobilité, réduire les profits des multinationales qui bafouent l’environnement et de la grande distribution qui se moque des conditions de vie de nos artisans et producteurs. Et tout cela nous effraie.

Et d’ailleurs, qui sont ces juges effrontés? Des étrangers, comme on vous l’a toujours dit, clament les ténors de la droite de la droite. Comment ont-ils osé condamner notre belle Helvétie en la faisant passer pour une brebis galeuse aux yeux du monde? Et qui sont ces femmes révolutionnaires qui ont marché de manière pacifique sur Strasbourg pour sauvegarder la vie de nos enfants? La réponse détonne par sa simplicité: des êtres humains responsables qui ont réussi à ébranler les certitudes de nos sept Sages et fissurer, faible espoir, nos droitistes bien-pensants.

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