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La parole aux victimes

Publié le 24.05.2022

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Procès du 13-Novembre » «Ils ne portaient pas d’uniformes. Ils ne défendaient aucune cause. Ils ne voulaient de mal à personne». Au procès des attentats du 13 novembre 2015 en France, la cour a commencé à entendre les avocats des parties civiles réunis dans une inédite plaidoirie collective.

«Comment en quelques minutes, vous dire l’infinie diversité des victimes et le lien qui les rassemble? C’est infaisable. Nous allons donc vous présenter autre chose, une autre forme de plaidoirie, inédite, à laquelle ont participé une centaine d’avocats», a déclaré lundi Frédérique Giffard face à la Cour d’assises spéciale de Paris, dans un propos introductif.

Ces avocats, qui représentent environ deux tiers des quelque 2400 parties civiles, ne plaideront pas pour leurs clients, mais pour «la communauté» des parties civiles, dans une plaidoirie organisée par thèmes.

Pendant cinq jours, les avocats doivent se succéder à la barre pour traiter de sujets transversaux comme «le détournement de la religion» ou encore «le stress post-traumatique», «la culpabilité du survivant». Cette volonté de «coordination» vise à ne pas créer d’«inégalité des armes» face aux 14 accusés dans le box. Elle a poussé plus d’une centaine d’autres avocats à renoncer volontairement à plaider pour s’en remettre à leurs confrères. ATS/AFP

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