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Une passion dans la peau

«Le corps humain devient un tableau, c’est une œuvre d’art!» © Amaëlle Steffen
«Le corps humain devient un tableau, c’est une œuvre d’art!» © Amaëlle Steffen
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Publié le 29.11.2021

Amaëlle Steffen

Anna Jaquier, 21 ans, adepte du body positive, nous parle de sa passion pour le tatouage, qui est devenu sa vocation.

«L’envie de devenir tatoueuse m’est venue au début du collège, il y a 4 ans, car j’aimais beaucoup le dessin et le côté social qui se trouve dans cette pratique. Au début je me suis mise des barrières en me disant que ça allait être trop compliqué. Mais finalement, l’année passée, j’ai pensé au fait qu’on n’a qu’une vie: j’ai acheté du matériel et commencé à me former de manière autodidacte. A défaut de réponses concluantes dans les salons de tatouage dans lesquels j’avais fait une demande d’apprentissage, j’ai décidé d’apprendre par moi-même. J’ai appris les règles fondamentales de l’hygiène à l’aide de vidéos YouTube et de discussions avec d’autres tatoueurs. Je me suis entraînée sur moi, sur certains de mes amis et puis en lançant ma page Instagram @anna_loiss la machine s’est lancée.

Aujourd’hui, avec l’aide des réseaux sociaux et du bouche-à-oreille, je tatoue de plus en plus et je me rends compte que c’est ma voie. L’université ne me plaisait pas, je n’étais vraiment pas faite pour être sur les bancs d’école. En rentrant chez moi, ce qui me remontait le moral, c’était que j’allais enfin pouvoir tatouer.

J’aime bien ce qui est graphique. C’est surtout en réalisant mes premiers flashes (dessins de tatouages préparés que les gens peuvent choisir pour se les tatouer, ndlr) que j’ai trouvé mon style. J’adore le côté artistique du tatouage. Le corps humain devient un tableau, c’est une œuvre d’art! Je trouve essentiel d’offrir un résultat à la hauteur des attentes des personnes qui viennent se faire tatouer. Cependant, ce qui me tient vraiment à cœur c’est qu’elles passent un moment agréable. Prônant le body positive, je trouve que le tatouage est une manière d’accepter son corps. Je trouve ça gratifiant en rentrant chez moi de me dire que j’ai pu aider une personne. C’est ce côté social et bienveillant que je préfère dans ce métier.»

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