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Une finale empreinte d’histoire

Golden State Warriors - Boston Celtics: une affiche alléchante et indécise pour le 75e anniversaire de la NBA

Publié le 02.06.2022

Temps de lecture estimé : 3 minutes

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Basketball » Pour ses 75 ans, la NBA s’offre une finale empreinte d’histoire: d’un côté, les Golden State Warriors, qui veulent prolonger la dynastie Stephen Curry/Klay Thompson démarrée en 2015. De l’autre, les Boston Celtics, en quête d’un 18e sacre record sous une nouvelle ère Jayson Tatum/Jaylen Brown.

Ces deux franchises emblématiques, qui vont s’affronter dès aujourd’hui à San Francisco pour le premier match d’une série au meilleur des 7, sont parmi les pionnières de la Ligue américaine, fondée comme elles en 1946. Elles cumulent pas moins de 23 titres de champion. Et aussi étrange que cela puisse paraître, elles ne se sont affrontées qu’une seule fois en finale.

En 1964, au plus fort de leur hégémonie, marquée par neuf championnats remportés d’affilée, les C’s avaient dominé les Warriors de San Francisco, avec en toile de fond la rivalité des géants Russell et Chamberlain. Cette fois, il est donné aux talentueux Tatum et Brown la possibilité d’écrire leur propre histoire, après les glorieux Cousy, Havlicek, Bird ou encore Pierce, qui mena l’équipe au trèfle à son dernier titre en date, en 2008.

Deux fois 7 matches

S’ils y parviennent, ils permettront à Boston de reprendre ses distances sur les Lakers, rivaux honnis qui les avaient rejoints au sommet du palmarès en 2020. Après s’être débarrassé du tenant du titre Milwaukee en sept matches, Boston s’est encore qualifié en sept parties contre Miami, point d’orgue de six mois menés à un train d’enfer. A mi-saison, Boston, en négatif (20 succès et 21 défaites), végétait à la 11e place… Puis, sous la houlette de son rookie d’entraîneur Ime Udoka, une alchimie s’est créée et l’équipe a pu se hisser au 2e rang.

Si les «Jay-Jay» (Tatum et Brown) sont de puissantes locomotives en attaque, l’arrière-garde n’est pas en reste, avec Marcus Smart, élu meilleur défenseur de NBA, et Robert Williams. Sans oublier l’impact physique d’Al Horford ou encore l’apport considérable du 6e homme Derrick White.

En guise de bémol, le manque d’expérience pourrait peser lourd face aux Warriors, qui vont disputer leur sixième finale en huit ans. Un adversaire, bien déterminé à prendre sa revanche sur le destin, qui a brutalement stoppé sa saga en 2019, quand Kevin Durant et Klay Thompson se sont gravement blessés lors de la finale perdue contre Toronto. C’était la cinquième fois d’affilée que Golden State atteignait ce stade, avec trois sacres (2015, 2017, 2018) à la clé pour une autre défaite contre Cleveland en 2016.

La traversée du désert aura duré deux saisons. Le temps que Stephen Curry se fracture une main, que l’équipe touche le fond (pire bilan de la NBA en 2019-2020), que Thompson se rompe encore un tendon d’Achille après ses ligaments croisés, que le coach Steve Kerr s’arme de patience, après le départ de Durant à Brooklyn, pour reconstruire avec des jeunes (Wiggins, Poole…), aujourd’hui à maturité.

Le retour en pleine lumière s’articule autour du «big 3» originel: les «Splash Brothers» Curry/Thompson, et Draymond Green, le guerrier de l’équipe. Leur «ADN de champions», comme aime à le rappeler Kerr, a parlé en play-off, pour écarter Denver, Memphis et Dallas. «Cet ADN, on ne peut pas vraiment l’enseigner», affirme Curry. «Notre ossature et notre façon de jouer, c’est ce qui nous rend uniques et différents.» ATS/LIB

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