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Pedersen gagne l’étape, Evenepoel panse ses plaies

Publié le 12.05.2023

Temps de lecture estimé : 2 minutes

Cyclisme » Le coureur danois s’est montré le plus rapide hier à Naples.

A la veille de la première incursion en haute montagne, Remco Evenepoel a pansé ses plaies sur le Tour d’Italie hier à Naples. Mads Pedersen est quant à lui entré dans le club des vainqueurs d’étape dans les trois grands tours. Sous un soleil revenu, Evenepoel, qui était tombé lourdement à deux reprises sur des chaussées détrempées la veille, a pu profiter de cette sixième étape courte (162 km) et relativement calme pour reprendre des couleurs dans son maillot arc-en-ciel de champion du monde. Dans un décor très carte postale, avec Pompei, le pied du Vésuve et la sublime côte amalfitaine sur le parcours, le Belge est resté bien au chaud dans le peloton qui a rapidement laissé filer une échappée. Avant d’en rattraper, dans un cruel jeu du chat et de la souris, les deux derniers rescapés, Simon Clarke et Alessandro De Marchi, à seulement 300 m de la ligne.

Mads Pedersen, champion du monde en 2019, en a profité pour lever les bras pour la première fois dans le Giro, après sa victoire l’année dernière au Tour de France et ses trois succès au Tour d’Espagne dans la foulée. Il est devenu le 104e coureur de l’histoire à l’emporter au cours des trois épreuves. «Je suis vraiment désolé pour les deux gars. Ils n’étaient pas faciles à rattraper, toutes les équipes de sprinters ont dû jeter leurs hommes disponibles dans la bataille. Mais je suis très content, j’étais venu pour ça», a commenté le Danois.

Une arrivée massive au sprint, sans chute, c’est exactement la journée dont rêvait Remco Evenepoel après son double gadin de la veille lorsqu’il était allé au tapis d’abord à cause d’un chien, puis dans un final totalement chaotique. Victime d’un gros hématome musculaire et d’un traumatisme au sacrum, il a néanmoins réussi à passer «une bonne nuit», comme il l’a confié au départ.

«Je suis content de mes sensations. Je ressens des douleurs au dos, j’ai de grosses contusions. Mais c’est la vie, c’est la course. Il faut faire avec, essayer de gérer la douleur le mieux possible et de se détendre, parce que je pense avoir besoin de beaucoup d’énergie pour panser mes plaies», a ajouté Evenepoel, qui reste deuxième au général derrière le maillot rose norvégien Andreas Leknessund. ats

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